Impossible, vous avez dit impossible?

J’ai remarqué que nous avons tendance à juger rapidement certaines choses comme impossibles. Bien sûr, certaines le sont vraiment, comme partir en vacances sur la lune dès demain!

Mais la plupart du temps, il s’agit de choses que nous pensons être impossibles, et nous restons avec cette opinion sans chercher à vérifier si c’est effectivement le cas. Et finalement nous classons le dossier sans suite.

Si vous avez déjà eu des projets qui sortent un peu de l’ordinaire, vous avez déjà dû entendre ce genre de réflexions: « mais voyons, ce n’est pas possible! ». Faire le tour du monde sans dépenser une fortune, ce n’est pas possible. Devenir musicien, ce n’est pas possible. Ou même (souvent accompagné de « de nos jours »): rester à la maison pour s’occuper de ses enfants, ce n’est pas possible de nos jours. Trouver un travail, ce n’est pas possible de nos jours (j’exagère un peu mais je l’ai souvent entendu: en France, il y a le CHÔÔÔMAGE!). Etre heureux, ce n’est pas possible!

Est-ce que vraiment nous prenons le temps de faire le tour de la question avant de décréter que ce n’est pas possible? Ou nous contentons-nous de répéter ce qui est communément admis ou dans l’air du temps?

Peut-être même que nous rejetons ainsi ce qui nous fait peur car inhabituel, hors normes. Ou ce qui nous fait peur car cela nous obligerait à agir.

Cela peut poser problème quand notre première réaction face à la confidence d’une amie rêvant de son quatrième enfant est « mais c’est pas possible! ». Ou quand un autre rêve de courir un marathon (« Quoi?! Mais commence déjà par courir plus de 100 mètres sans t’effondrer! Ce n’est pas possible! »).

Ces premières réactions, spontanées, contiennent parfois une part de vérité objective, mais est ce rendre service à notre ami que de lui lancer cette sentence? En face nous avons une personne qui se sent brisée dans son élan, jugée, incomprise. Bien sûr, il ne s’agit pas d’encourager les yeux fermés une personne à faire quelque chose qui sera objectivement mauvais pour elle, mais plutôt de l’encourager à faire ce qu’elle souhaite, tout en la conseillant pour que ce soit une réussite. Si le projet risque de mettre en danger la personne, on ne peut bien sûr aveuglément l’encourager, mais une franche discussion objective portera beaucoup plus de fruits qu’un simple « c’est pas possible! ».

L’autre danger du « ce n’est pas possible » est de nous enfermer dans la passivité. N’avez-vous jamais renoncé à une idée parce qu’elle vous semblait « dingue »? Ou abandonné un projet sur lequel vous aviez planché toute la nuit parce que, à la lueur du petit matin, il ne vous semblait plus réalisable?

Comment pouvons-nous savoir qu’un projet est impossible sans avoir essayé?

J’ai beaucoup de difficultés à comprendre les personnes qui ne sont pas contentes de leur sort mais refusent toutes les idées pour changer parce que « c’est impossible ». Ceux qui rêvent de faire du commerce mais n’en ferons jamais parce que « sans boutique, c’est impossible. Ah, si j’avais un local… ». Ceux qui disent qu’ils ne peuvent pas proposer quelque chose à une autre personne parce que « c’est sûr, elle va refuser ». Ceux qui disent qu’avec la crise actuelle, plus rien ne fonctionne.

Toutes ces excuses ne servent qu’à une chose: justifier notre passivité.

Et pourtant, si nous n’essayons pas, nous ne réussirons jamais!

Je pense sincèrement qu’une fois lancé, on réussit beaucoup plus souvent qu’on l’aurait cru au départ (et que les autres auraient cru!). A ma petite échelle, j’ai réussi plusieurs « projets » (c’est un bien grand mot) que j’avais commencés en me disant simplement: « essayons, je n’ai rien à perdre« .

Alors maintenant que nous avons décidé que plus rien n’était impossible, en avant!

N’hésitez pas à venir partager vos expériences.

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11 commentaires pour Impossible, vous avez dit impossible?

  1. Samantha dit :

    Super article!!! Je dirais même que « de nos jours » tout est encore plus possible qu’avant! On n’a jamais eu autant de moyens pour réussir. C’est vrai que pour certaines choses il y a un peu plus de barrières avec les problèmes économiques actuels, mais il n’y a pas que la récession, il y a plein de progrès aussi. Il suffit de penser au verre à moitié plein et de le boire, parce que l’eau s’évapore, le temps qu’on se demande si le verre n’est pas trop vide… Profitons de ce qu’on a au lieu de se concentrer sur le négatif! J’ai toujours aimé le proverbe « l’enfant du succès, c’est l’audace » alors lançons nous et pas besoin de demander l’avis des rabats-joie! xxx

    • Melanie dit :

      Entièrement d’accord avec toi! C’est vrai que les problèmes économiques sont bien présents, on ne peut pas le nier, mais si on compare à 50 ans en arrière, il y a quand même de sacrés progrès qui ont été faits!

  2. bérengère dit :

    oui oui oui et oui!tout a fait d’accord avec vous deux!ma mère est une rabat-joie!elle n’a pas réussi la vie qu’elle imaginait alors je devrais suivre le même chemin!sauf que je n’ai pas épouser un homme comme mon père,je suis déjà propriétaire de ma maison,j’ai 3 enfants rapprochés qui demande du temps,….et elle espère que je retravaillerai dans un boulot « classique » au cas où (c’est même sûr pour elle) je me retrouve toute seule!Je suis une idéaliste ou naïve pour elle,vivre d’amour et d’eau fraîche c’est pas possible!(oui en faite euh …c’est à moitier pas possible!lol!)
    On ne connait pas l’avenir,Chris peut me laisser pour une autre ou un malheur peut arrivée mais si tu pense à ça tout le temps tu ne vis plus!
    Moi j’ai besoin de projet ,n’importe quoi,pour avancer!C’est beau de rêver,et c’est beau quand ça se réalise!

    • Melanie dit :

      Ah les parents qui veulent nous protéger… C’est normal, mais il y a certaines manières de faire ou réflexions qui peuvent rester en travers de la gorge…

  3. Très belle réflexion !! Je suis d’avis que rien n’est impossible et qu’il ne faut pas écouter les autres quand on a un projet ou un rêve quelconque.

  4. Frédérique dit :

    Vieux adages mais toujours de vigueur…
    « impossible n’est pas français »
     » a coeur vaillant, rien d’impossible »
    Et surtout le mien: « qui ne risque rien, n’a rien »
    Bravo pour ton excellent article Mélanie!!!
    A quand le bouquin???????????????????????

  5. Jenny dit :

    Thank you so much for this post. You are completely right! I see this same thing a lot, where people give up before even trying, because they think it’s impossible. It’s very frustrating to watch someone you love have that attitude.

    • Melanie dit :

      Thank you Jenny! You are so right about people we love who have that attitude… We try to help them and to encourage them but they are often stopping themselves before even starting.

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