mon projet de cours solidaires

J’ai commencé à donner des cours particuliers de français pour les étrangers il y a quelques mois, dans le cadre de mon activité Le français en direct. Bien que cela se développe conformément à mes souhaits, je suis aujourd’hui confrontée à un dilemme:

Plusieurs anciens stagiaires, rencontrés lorsque j’étais formatrice en français et en alphabétisation dans un centre social, s’enthousiasment pour ce mode d’apprentissage, alors que leurs revenus modestes ne leur permettent pas d’y accéder.

Ces apprenants sont souvent des personnes qui n’ont pas eu, ou très peu, la possibilité d’aller à l’école étant enfants. Ils essaient donc aujourd’hui d’apprendre à lire et à écrire ou de développer leur maîtrise de l’écrit. Cet apprentissage a commencé grâce à des cours collectifs en associations, mais celles-ci, du fait de leur peu de moyens, ne peuvent souvent pas assurer plus qu’une initiation à l’écrit. Les apprenants avec lesquels je suis en contact ont donc réussi à acquérir les bases de l’écrit, mais ne trouvent aujourd’hui plus de cours d’un niveau plus avancé. Ou trouvent que ces cours ne progressent pas assez vite (les cours collectifs doivent souvent se calquer sur le niveau de l’apprenant le moins avancé).

Pourtant, la maîtrise de l’écrit de ces apprenants est loin d’être suffisante pour se sentir en adéquation avec la société française, que ce soit pour le travail ou pour les démarches de la vie quotidienne.

D’autre part, les apprenants qui m’ont contactée ont souvent des horaires de travail irréguliers, ainsi que des obligations familiales prenantes, qui ne coïncident pas toujours avec les horaires des cours collectifs.

Des cours particuliers (à leur domicile ou ailleurs) seraient donc l’idéal dans leur situation.

Face à cette demande récurrente, j’ai 3 possibilités:

Ignorer la demande et les problèmes de ces personnes, ce qui ne correspond pas à ma philosophie de vie.

Faire du quasi-bénévolat, en leur donnant 2 heures de cours particuliers pour 5 euros, ce qui ne me permet alors plus de vivre de mes cours (chaque séance « bénévole » est autant de temps enlevé pour des cours au tarif normal). C’est donc une solution possible, mais provisoire.

Ou trouver un autre chemin, qui permettrait à chacun de participer mais aussi de recevoir. C’est cette troisième voie que j’aimerais développer, et pour laquelle je sollicite chacun en tant que parrain-donateur.

Le principe repose sur 3 groupes d’acteurs:

– tout d’abord l’apprenant, qui s’engage expressément à suivre 2 heures de cours particuliers par semaine, ce pendant 3 mois renouvelables. Il règlera 5 euros par séance de 2 heures, ce qui lui fera débourser au total 65 euros pour sa session de 3 mois.

– ensuite le formateur, en l’occurrence moi-même, qui accepte d’être rémunéré 30 euros (au lieu de 40 euros normalement) pour 2 heures de cours (n’oublions pas le temps de préparation des cours, intégré dans le prix de la séance).

– enfin le groupe des parrains ou donateurs prêts à participer au financement de ce projet.

Pour que le système soit le plus équitable et transparent possible, je proposerai régulièrement un compte-rendu pédagogique qui permettra de suivre les progrès de l’apprenant financé, et de vérifier l’utilisation des fonds.

C’est donc à vous de jouer pour que ce projet de cours solidaires prenne vie!

Comme expliqué plus haut, chaque apprenant s’engageant pour une session de 3 mois, à raison de 2 heures de cours hebdomadaires, nous avons besoin dans l’idéal d’un financement de 325 euros par apprenant.

Vous pouvez participer en faisant un don par chèque ou en ligne par PayPal (compte PayPal ou simple carte bancaire). Toutefois, comme PayPal prend une commission, merci de ne pas faire de don par ce biais inférieur à 5 euros.

Il vous est également possible de devenir parrain, en vous engageant à verser 27.50 euros par mois, ceci pendant 3 mois. Il nous suffirait alors de 4 parrains par apprenant.

En attendant, je commencerai à donner des cours semi-bénévoles (avec les 5 euros versés par l’apprenant) à une personne, Awa, que je vous présente ci-dessous. J’espère que vous pourrez apporter votre contribution, même très petite, pour nous aider. Si vous êtes nombreux à le faire, nous pourrons aussi financer les cours d’autres personnes qui attendent impatiemment leur tour.

Le lien pour le don par PayPal se trouve sur la page Facebook des cours solidaires: http://www.facebook.com/pages/Cours-solidaires-du-Fran%C3%A7ais-en-direct/528538053874496

Si vous n’êtes pas sur Facebook, vous pouvez également suivre ce lien qui vous amène directement sur la page PayPal: https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=9RYNCCPT8U2CN

Pour toute question complémentaire, ou pour régler par chèque, vous pouvez me contacter par Facebook en message privé ou par email solidarite@lefrancaisendirect.fr

Voici une présentation de la première apprenante, Awa:

Awa

Awa est une jeune femme de 38 ans qui habite à Nanterre (en région parisienne). Elle travaille depuis 2 ans dans une entreprise de ménages, est mariée et est actuellement enceinte de son troisième enfant. Elle est active dans l’animation de la ludothèque de son quartier. 

Née en Côte d’Ivoire, elle n’a pas eu la chance d’aller à l’école. A son arrivée en France en 2002, elle a cherché à perfectionner son français oral, mais aussi à apprendre à lire et à écrire. Elle suit depuis 4 ans des ateliers de français dans un centre social et une association de sa ville, qui lui ont permis d’être aujourd’hui capable de déchiffrer quelques mots et de remplir un formulaire simple.

Toutefois, cela n’est pas suffisant: comme le dit Awa, « avant j’étais dans le noir. Les cours m’ont permis d’ouvrir une fenêtre et de faire rentrer la lumière, mais maintenant j’aimerais bien voir directement le soleil! »

Ses obligations professionnelles et familiales grandissantes sont un frein à son apprentissage, puisque les ateliers proposés par les associations sont fixes et souvent en journée. De plus, ces cours associatifs ne sont maintenant plus adaptés à son niveau d’écrit et d’oral, Awa est trop avancée!

Pour toutes ces raisons les cours particuliers proposés dans le cadre du Français en Direct semblent une bonne option pour poursuivre son apprentissage de l’écrit: possibilité de faire les cours chez elle (indispensable pendant les derniers mois de grossesse), flexibilité des horaires, et apprentissage personnalisé de l’écrit, ainsi qu’un approfondissement de l’oral.

Grâce à ces cours, Awa espère pouvoir s’impliquer plus dans la gestion des affaires familiales (suivi administratif, suivi des devoirs des enfants) et évoluer dans sa carrière professionnelle.

Merci de votre soutien, n’hésitez pas à partager cette information!

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2 commentaires pour mon projet de cours solidaires

  1. vivalka dit :

    Bonsoir,
    Je trouve que trouver des parrains est un très bon projet et je regrette de ne pas pouvoir devenir marraine ( je marraine déjà) deux enfants….Je suis très heureuse de te lire de nouveau….

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